Meetings, primaire, congrès et tests anti-IA : la campagne présidentielle telle qu'elle pourrait tellement se passer. Candidats et partis sont des archétypes fictifs.
Pour lutter contre la prolifération des vidéos truquées pendant la campagne, une autorité fictive de régulation propose d'imposer aux candidats un test d'humanité avant chaque intervention télévisée. Mediatart a consulté les résultats de la phase pilote.
Depuis que les meetings se tiennent au lendemain et à côté de ceux du concurrent, le marché des salles s'est emballé. Mediatart a consulté le planning d'une grande salle réservée le même soir par quatre candidats, et la liste des badges scannés à l'entrée.
À six mois du premier tour, un programme de travail consulté par Mediatart propose d'indexer le poids de chaque bulletin sur le « score de contribution » de l'électeur. Les citoyens « exemplaires » voteraient plus. Les autres seraient invités à « voter avec modération ».
Une semaine après la désignation du vainqueur dès le premier tour, un courrier consulté par Mediatart propose d'organiser un second scrutin, réservé aux perdants, pour désigner « le premier des autres ». Le règlement prévoit une hiérarchie complète, jusqu'au « dernier des derniers ».
À une semaine du congrès qui doit désigner son candidat, l'Alliance Nationale Souveraine, parti fictif en tête des sondages, a commandé une étude pour rendre « haletante » une élection à un seul nom. Le cahier des charges, consulté par Mediatart, prévoit un dépouillement de quatre heures.